NOS ANCETRES ET LA GENEALOGIE

 

 

 

 

 

Je rends hommage à l’Abbé Paul Lestienne, ami de Louis Dassonville - D’Halluin, qui pour leurs noces d’or a publié la première généalogie de la famille DASSONVILLE en 1924. J’ai repris son œuvre, et durant huit années, je l’ai revue, corrigée, complétée et surtout actualisée. Je compte en publier une nouvelle généalogie et en attendant, mettre certaient extraits sur ce site.

A mon sens, une généalogie de doit pas être uniquement une simple suite de noms et de dates. Elle doit reprendre de petites anecdotes familiales qui se transmettront de générations en générations. Elle doit s’enrichir de multiples documents susceptibles de reconstituer et de préciser le cadre dans lequel ont vécu nos ancêtres, par exemple de connaître leurs traditions. C’est ce que j’ai essayé d’exprimer à travers cette généalogie.

Toute famille devrait avoir la curiosité de son origine. C’est une curiosité naturelle et respectable. Sans elle, le culte de la famille est impossible.

Songez que si vous témoignez intérêt et respect aux disparus dont vous êtes issus, vous serez en droit d’en attendre autant de vos descendants.

L'héritage est un devoir avant d'être un droit. La lignée est ancienne, le sillon droit tracé, à nous de continuer les traditions de foi, d'honneur, de travail, que nous ont transmises nos parents. (Louis Dassonville SJ)

La famille, c’est une association sur le même sol des vivants avec les morts et ceux qui naîtront. L'homme est un anneau d'une chaîne qui se déroule dans le temps, qui vient de Dieu et retourne à Dieu.

Croyant, l'homme sait que cette vie passagère a des perspectives infinies, éternelles, mais il sait aussi que, relié par la race au passé et à l'avenir, il ne périra pas tout entier ici-bas. Le souvenir de ses actes comme les traits de son visage apparaîtront sur de jeunes figures, non omnis moriar. Le flambeau allumé qu'il a transmis sera passé à d'autres qui continueront les traditions familiales, sur la terre de leurs pères, la patrie, comme le chante Ch. de Pomarols. (Après la mort du Père)

On vit par profession, une profession souvent héréditaire, transmise d’une génération à l’autre avec outils et savoir-faire et dans laquelle on se marie.

Malheureusement, l’esprit de famille se meurt et les souvenirs se perdent. Demandez à quelqu’un pris au hasard, la date de naissance de son grand-père, la date de mariage de ses parents, la ville ou la région d’où provient son grand-père paternel. « Que nous importe ! ... » vous répondra-t-on. Ce sont des morts et moi je vis avec les vivants !... », sans aucun doute, mais vous êtes le légataire de ces disparus qui vous ont laissé bien autre chose que votre nom et dont le nombre va doublant, quadruplant, octuplant à mesure que vous remontez le siècle qui vous précède. Vous êtes l’héritier au double sens physique et physiologique, de ces individualités dont vous ignorez tout.

Fouiller le passé, quoi de plus passionnant !

L’histoire de la vie quotidienne de nos ancêtres a pour cadre un monde disparu, parfois bien étranger au nôtre. Il nous dépayse et nous fait rêver. Ce monde est cependant proche de nous, même si nos mémoires commencent à l’oublier.

« Tout homme qui meurt, est une bibliothèque qui brûle ».

De fait, notre mémoire est souvent courte. Quels souvenirs reste-t-il, aux descendants des assaillants de la Bastille ou des hussards de la Berezina ? Bien peu, pour ne pas dire rien : rien, comme pour les paysans de la Guerre de Cent Ans. (Jean-Louis Beaucarnot)

On se rend finalement compte, que seuls, les faits nés de circonstances tragiques marquent aujourd’hui les tréfonds des mémoires contemporaines. Très rarement, quelques souvenirs remontent à une histoire d’ancêtre cachant des prêtres réfractaires pendant la Terreur. Mais encore, mêlent-elles souvent souvenirs personnels et lectures historiques.

Les seuls vrais souvenirs anciens vivant dans les mémoires de nos doyens, semblent être les récits de leurs propres grands-parents, marqués de souvenirs d’enfance amusants ou tragiques qu’ils racontent à leurs petits enfants.

Pour ce qui est de la vie au quotidien, la mémoire oublie ....

Heureusement, les généalogistes et historiens amateurs sont là et se lancent de plus en plus nombreux à travers les archives de l’Etat-Civil et des paroisses, à travers les riches minutes notariales, pour des recherches dépassant bien souvent le cadre exigu de l’arbre généalogique.

Le généalogiste a souvent une image de collectionneur poussiéreux, mais peu à peu au fil de ses recherches et du dépouillement des documents, l’histoire vraie de nos ancêtres se dessine, on les voit travailler, on les imagine aimer, souffrir, en un mot vivre à la mode de leur époque.

Regardons-les, écoutons-les, imaginons-les, ils sont  nos ancêtres.